Itinéraires de Résistance... Chemins de Liberté ...
LAFELINE: A la Mémoire de Germaine FORT, Louis FORT, Roger FORT, Georges BLANCHARD et Georges BOURIENNE
LAFELINE: A la Mémoire de Germaine FORT, Louis FORT, Roger FORT, Georges BLANCHARD et Georges BOURIENNE

LAFELINE: A la Mémoire de Germaine FORT, Louis FORT, Roger FORT, Georges BLANCHARD et Georges BOURIENNE

LAFELINE: A la Mémoire de Germaine FORT, Louis FORT, Roger FORT, Georges BLANCHARD et Georges BOURIENNE

Le 22 janvier 1944, date à jamais inscrite dans l’histoire de Laféline, il est 5 heures du matin lorsque la ferme de la famille Fort est cernée par la Gestapo et les soldats allemands. Louis et Germaine, leur fils Roger et leur domestique, Georges Bourrienne, sont arrêtés et déportés.

A 8 heures, le convoi nazi stoppe devant l’école. La Gestapo se dirige vers le secrétariat de mairie et procède à l’arrestation de l’instituteur, Georges Blanchard, sous les yeux de son épouse Germaine. Ce n’est par hasard si la Gestapo s’est dirigée vers ces deux familles. Leur intense activité au sein de la Résistance, leur aide aux camps Henri Barbusse, Hoche, Casanova et leur opposition au régime pétainiste étaient remontées jusqu’à eux.
Georges Blanchard : instituteur à Laféline, secrétaire de mairie, établi de fausses cartes d’identité et d’alimentation, de faux certificats d’exemption du STO, tire des journaux clandestins, aide à la constitution des maquis (Voussac, Meillard), héberge les agents de liaison… Déporté à Buchenwald, libérée le 23/04/1945 par l’armée américaine, il reprendra ses fonctions à l’école de Laféline avec son épouse, jusqu’à la retraite en 1962.
Louis Fort : mobilisé le 26/08/1939, arrêté fin 39, condamné à six ans de prison « pour propos défaitistes.et propagande communiste ». Libéré le 9/11/1942, il devient résistant, FFI au camp Henri Barbusse. Après son arrestation, il est lui aussi déporté à Buchenwald. En avril 1945, il est dirigé vers le camp d’extermination de Bergen Belsen. Mais le convoi est bombardé, les hommes sont contraints de continuer à pied (« la marche de la mort ») jusqu’à Gardelegen. Louis Fort survécut. Après un mois d’hôpital à Bruxelles, il est de retour en mai 1945.
Son fils, Roger Fort : très engagé dans l’activité du camp Henri Barbusse, participe à la prise du dépôt d’explosifs de Bransat, le 15/09/1943, et au sabotage du transformateur du Theil. Deux actions qui lui ont valu une citation à titre posthume. Lui aussi déporté à Buchenwald, dirigé comme son père sur Bergen Belsen, il décède à Mieste au cours de l’évacuation. Son corps n’a jamais été retrouvé. l
Sa mère, Germaine Fort : s’emploie à confectionner les repas et laver le linge des Résistants traqués, des agents de liaison et autres réfractaires au STO que la famille cache. Déportée à Ravensbruck jusqu’à son évacuation sur Bergen Belsen, elle fait partie des onze femmes françaises libérées par Ia croix-Rouge le 09/04/1945 lors d’un échange de prisonniers. Elle est rapatriée le 08/05/1945.
Georges Bourrienne : réfractaire au STO, déporté à Mauthausen en Autriche où il décède le 15/01/1945, son corps n’a jamais été retrouvé.

Nous utilisons des cookies afin de vous offrir la meilleure expérience possible sur notre site Web. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.
Accepter
Refuser